Jacques Verdier – Artiste peintre

Né en 1956 dans une famille d’imprimeurs, Jacques Verdier grandit parmi les papiers, les encres et les traces. Dans son enfance, le monde se donne à lui sous forme de signes, de fragments, de surfaces à explorer. Avant même d’être support, le papier est pour lui une expérience sensible, un paysage quotidien. Très tôt, il comprend que la matière parle, qu’elle garde en elle les traces du monde et de ceux qui l’ont traversée. Cette familiarité originelle avec la matière imprimée irrigue durablement son œuvre.

Il étudie les Arts plastiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il obtient une maîtrise puis un DEA en 1983. Mais au-delà des cadres académiques, son cheminement se construit dans une liberté revendiquée, nourrie de multiples filiations : l’Expressionnisme et sa charge émotionnelle, l’Expressionnisme abstrait et son rapport au geste, le Surréalisme et l’Art Brut pour leur puissance instinctive.

Chez Jacques Verdier, les filiations ne s’effacent pas : elles cohabitent. Les affichistes Raymond Hains et Jacques Villeglé l’ont sensibilisé aux palimpsestes urbains, aux surfaces lacérées, aux écritures anonymes qui surgissent de la ville comme autant de cris muets. De Mark Tobey, il retient la vibration, la densité spirituelle, la capacité à faire du signe un souffle.

Loin de se réclamer d’un « art contemporain » devenu, selon lui, un académisme nouveau, Jacques Verdier avance à contre-courant des catégories. Il ne cherche ni l’avant-garde ni la rupture pour elles-mêmes, mais un espace de vérité, où l’œuvre peut advenir sans justification.

Pour Jacques Verdier, toute œuvre est la somme de ce que l’on est : une stratification d’admirations, de courants artistiques, d’expériences plastiques et de vécus personnels. Rien ne disparaît totalement : tout revient sous une autre forme.

Si ses œuvres portent la mémoire des courants artistiques assimilés, elles sont aussi marquées par ses expériences plastiques qui, peu à peu, constituent une grammaire personnelle où figuration et abstraction cohabitent, le jeu frôle la gravité, le mouvement dialogue avec le calme. Ces oppositions ne s’annulent pas, elles coexistent, se répondent et s’équilibrent, à l’image du monde lui-même.

Au cœur du travail de Jacques Verdier se déploie une réflexion insistante sur la dualité. Ordre et chaos, hasard et construction, beauté et désordre s’entrelacent sans jamais se résoudre totalement. Une pensée que l’artiste relie à cette phrase d’Héraclite d’Éphèse :

« Le plus bel ordre du monde est comme un tas d’ordures rassemblées au hasard. »

Le travail de Jacques Verdier oscille entre une « esthétique du plein », issue de la fusion et de la superposition de la peinture et du collage, et une recherche du vide, notamment dans ses travaux à l’encre sur papier, où l’effacement joue un rôle fondamental. Inspiration et expiration, souffle vital, yin et yang : la dualité est encore une fois omniprésente.

Ses techniques sont multiples et en constante évolution, toujours choisies en fonction de la problématique abordée : toiles, papiers, affiches, spray, peintures, encres, chiffons, essence, colle, brosses, bâtons. Chaque œuvre est le fruit d’un processus où la logique interne du tableau s’impose progressivement.

La couleur, elle aussi, échappe à toute règle préétablie. Elle surgit par nécessité, par intuition, fidèle à l’esprit de cette phrase de Picasso que l’artiste aime rappeler :

« Quand je n’ai pas de bleu, je mets du rouge. »

L’écrit occupe une place importante dans son œuvre, nourrie par un intérêt constant pour la littérature. Si Jacques Verdier s’inspire rarement directement de textes, un ouvrage a néanmoins marqué son parcours à deux reprises : la Bible.

Une série consacrée à la Genèse, puis une réflexion autour de l’Apocalypse de Saint Jean, amorcée au début des années 2000, accompagnent une évolution majeure de son travail. Ces textes fondateurs résonnent avec les fractures du monde contemporain, ses peurs, ses effondrements, mais aussi ses possibles renaissances.

  • né en 1956
  • Origine: France
  • Art: Peinture, Sculpture

Retrouvez tous les artistes de la galerie

Evdoxia – Artiste Sculpture

Evdoxia – Artiste sculpture

David Clerc – Artiste peintre

David Clerc – Artiste peintre

Jacques Verdier – Artiste peintre

Jacques Verdier – Artiste peintre

Jan Voss – Artiste peintre

Jan Voss – Artiste peintre

Isabelle Gougenheim – Artiste peintre

Isabelle Gougenheim – Artiste peintre

Yolaine Wuest – Artiste peintre

Yolaine Wuest – Artiste peintre

Marie Amédro – Peinture, Collage, Dessin

Marie Amédro – Peintures – Dessins – Collages

Vladimir Skoda

Vladimir Skoda – Sculptures – Gravures

Stéphane Spach

Stéphane Spach – Photographies

Michel Cornu – Gravure, Dessin

Michel Cornu – Gravures – Dessins

Jacques Bosser – Peinture,Gravure

Jacques Bosser – Gravures – Peintures

Georges Braque – Gravure

George Braque – Gravures

Patrick Grundmann – Peintre, France

Patrick Grundmann – Artiste Peintre

Illana Isehayek, Sculpture – Mobile

Sculpture Mobile Bois Fer

Franziskus Wendels, Peinture

Peinture

Renaud Allirand, Gravure, Dessin, Monotype

Gravure

Carole Nieder – Peinture

Peinture

Jan Voss, Gravure

Gravure

Stéphane Ait Ouarab, photographe

Photographie

Roger Decaux, peinture, dessin

Peinture, Dessin

Marc Chagall, peinture, gravure

Gravure

Marie-Gaëlle Moldo, peinture, dessin

Peinture, Dessin

Julia Morlot, céramiste

Céramique

Yann Baco, Sculpture

Sculpture en acier forgé

Frédéric Klein, gravure et peinture

Gravure et peinture

François Bruetshy – Peinture – Dessin

François Bruetshy – Peintures – Dessins

Nahrae Lee- Gravure – Dessin

Nahrae Lee – Gravures

Rose-Marie Crespin – Sculpture – Collage – Céramique

Rose-Marie Crespin – Sculptures – Collages – Céramiques

Antoni Tàpies, artiste Catalan

Découvrez ou redécouvrez Anton TAPIES, artiste Catalan de renommée internationale dont les oeuvres, peintures et gravures, sont marquées par le surréalisme.

Eduardo Chillida, Artiste Basque

Eduardo Chillida, né en 1924 au Pays basque espagnol est mort en 2002. C’est un sculpteuret un graveur. De 1943 à 1947, il a fait des études d’architecture à l’université de Madrid. En 1947, il a  suivi des cours de dessin et a commencé à sculpter. Il expose à Paris dès le début desannées 1950 et s’installe au Pavillon Espagnol de la Cité Universitaire. Il y fait la connaissance de Brancusi et des peintres et sculpteurs espagnols dont Antoni Tàpies.

Louis Stettner – Photographe, États Unis

Louis Stettner – Photographe

Vinça Monadé – Peintre, Céramiste

Vinça Monadé – Artiste Peintre – Gravure – Sérigraphie

David Daoud – Sculpture, Peinture,

David Daoud – Sculptures -Peintures – Dessins

Sophie Patry – Auteure photographe

Sophie Patry – Photographies

Joan Miró – Peintre, Espagne

Joan Miro – Artiste espagnole

Max Ernst – Artiste peintre , sculpteur, poète – France

Max Ernst – Artiste peintre, graveur,sculpteur,poète

Rainer Gross – Artiste sculpture , photographie – Belgique

Rainer Gross – Artiste: Sculpture, Photographie

Hans Hartung – Artiste peintre , graveur – France

Hans Hartung – Artiste peintre, graveur

Michel Handschumacher – Photographe, France

Michel Handschumacher – Photographe

Joseph Bey, sculpteur, peinture

Joseph Bey né à Mulhouse en 1955, a déjà participé à de nombreuses expositions en France comme à l’étranger : Mulhouse, Saint-Louis, Colmar, Strasbourg, Paris, Bâle, Tokyo… Il ne cesse jamais de créer, peignant avec toujours plus d’ardeur et sculptant des matériaux multiples pour forger des œuvres aux tailles variées. Il garde un style qui lui [...]

Matthieu Poli, artiste plasticien et numérique France

Matthieu Poli – Artiste Plasticien et numérique